Bon allez, il s’agit de ne pas se laisser dépasser par le temps qui file ! Déjà la toute fin du mois d’avril… Je reprends les choses en main par ici avant qu’il ne soit trop tard. Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’un roman qui m’a particulièrement plu ces temps derniers…
Car, il y a quelques semaines, j’ai lu mon premier roman d’Haruki Murakami. Je souhaitais découvrir cet auteur depuis un bon moment déjà, mais je n’osais pas m’attaquer directement à la trilogie 1Q84 qui est un énorme pavé et dont on me disait que c’était quand même très étrange. Et pour mon anniversaire, Monsieur Menthe-à-l’eau a eu la très bonne idée de m’offrir Chroniques de l’oiseau à ressort. Il a choisi en se disant, entre autres, que l’édition allait me plaire ! Et en effet, j’adore les nouveaux 10/18 souples, et la couverture de celui-ci est très jolie, à la fois sobre et originale.

Parlons peu mais bien : j’ai dévoré ces quelque mille pages en une petite semaine. Cela faisait longtemps qu’un roman ne m’avait pas autant plu ! Dès les premières pages, j’ai accroché à l’histoire qui commence de manière plutôt terre à terre. Puis au fur et à mesure que l’on avance, l’univers se fait de plus en plus étrange, onirique, jusqu’à frôler le fantastique. Mais cette transformation est plus que naturelle, fluide. D’ailleurs, je pense que si je ne devais retenir qu’un seul mot pour qualifier ce roman, je mettrais en avant sa fluidité, à tous les niveaux.
J’ai adoré l’univers à la fois loufoque, drôle et tragique créé par Murakami. Le suspens est au rendez-vous dès le départ et ne nous lâche jamais ! À chaque entrée d’un nouveau personnage (et quelle galerie impressionnante et incroyablement variée !), passé un petit temps d’adaptation, on se retrouve passionné par ce qu’il a à dire et intrigué par ce qu’il va apporter à l’histoire. Le personnage principal, Toru Okada est un anti-héros attachant. Tout le long du roman je n’arrivais pas à n’empêcher de l’imaginer vieux alors qu’il est bien dit qu’il n’a que trente ans. C’est cette langueur, cette indifférence, cet attentisme… Mais finalement, il entre réellement dans le roman, dans l’histoire et dans l’action au fil des événements.
Murakami conduit son scénario d’une main de maître. Le symbolisme est présent à chaque page. A posteriori, en prenant du recul, on pourrait se dire que les ficelles du roman sont très grosses, mais, là encore, tout est fluide et il nous semble tout naturel, par exemple, que quasiment tous les personnages se retrouvent au fond d’un puits à un moment où l’autre ! La magie de l’oiseau à ressort sans doute…
J’avais un peu peur de ne pas adhérer à un style que j’imaginais un peu lourd, trop poétique… En fait, si la plume est réellement travaillée, elle reste claire, agréable et naturelle. Un vrai bonheur de lecture pour ma part. Je suppose que la traduction est particulièrement réussie et n’est pas étrangère à cela. Plus anecdotiquement, j’ai beaucoup apprécié les intitulés des chapitres qui sont des phrases entières annonciatrices de ce que l’on va y trouver mais qui ne prennent sens qu’après la lecture. Je m’amusais à y revenir à la fin de chaque chapitre !
Je ne vais pas en dire plus pour laisser le plaisir de la découverte à ceux qui ne l’auront pas vu et qui seraient intéressés… Vous l’avez bien compris, je le conseille vraiment, c’est un coup de cœur !
Je vais poursuivre ma découverte : une amie m’a offert pour mon anniversaire L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage et je me suis acheté d’occasion Kafka sur le rivage. Si l’univers de cet auteur me plaît toujours autant après ça, je me lance dans 1Q84 !
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Ma soeur le possède et je me souviens avoir lu les premières pages, il y a longtemps, et j'avais adoré. Il faudra que je lui emprunte ;-)
RépondreSupprimerN'hésite pas ! Il vaut vraiment le détour. Et reviens nous dire ce que tu en auras pensé :-)
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