dimanche 20 septembre 2015

Healthy way of life #mes premiers pas en running


Pour faire suite à ce post « new way of life #healthylifestyle », je vous propose de vous faire partager mes premiers pas en course à pied. Bon, je triche un peu parce qu’en fait, j’avais déjà désamorcé un peu les difficultés il y a deux ans. Si on remonte longtemps en arrière, aux temps anciens du lycée, j’étais absolument une loque en course à pied. Je finissais quasiment dernière du cross annuel de 3,5 km en crachant mes poumons et complètement écarlate. Après mon troisième cross, j’ai crié haut et fort à qui voulait m’entendre que « plus jamais, je ne courrai ». Je trouvais ça ridicule de courir comme ça après rien… orgueil meurtri me direz-vous ? Je pense, oui…

Toujours est-il qu’en 2013, quelques semaines avant de passer l’oral d’un concours, je me suis rendu compte que je ne rentrais plus dans ma jupe de tailleur. J’ai alors décidé de me mettre à courir pour remédier au problème et pour me détendre un peu aussi. Et là, c’est le drame ! Au bout d’un demi kilomètre, je suis rouge comme une lanterne et je manque de m’écrouler dans le fossé… Pour ma défense, j’ai commencé à courir en terrain très vallonné mais quand même. 

Donc de retour de ce fiasco, je trouve un plan d’entraînement pour débutant-vraiment-très-mauvais et ça va tout de suite mieux : je cours 3 minutes, je marche 1 minute ; puis 5 minutes/1minute, etc. Petit à petit mais à raison de 3 fois par semaine pendant un mois, j’arrive à courir une demi heure sans m’arrêter. J’étais très fière de moi ! Je me suis même acheté de bonnes baskets. Et puis, quelques mois plus tard, avec l’entrée dans ma nouvelle formation, j’ai abandonné, je courrais une fois tous les 3 mois maxi.

Depuis septembre 2014 et jusqu’à mai 2015, j’ai repris très sérieusement le karaté (et autant vous dire que c’est aussi exigeant voire beaucoup plus que le running en termes de cardio et de renforcement musculaire). J’ai retrouvé une bonne condition physique. Mais entre les contraintes horaires, la vision très dure du karaté qu’avait mon professeur (et les énormes hématomes qui vont avec), j’ai fini par me dire que ce n’était pas ce que je recherchais. J’aime le karaté, c’est « mon sport » et même « mon art ». 

Mais c’est trop d’investissement à la fois physique et mental pour moi. Je préfère pratiquer de mon côté, comme je l’entends (tant pis si je progresse moins vite). Bref, j’attendais un sport avec peu de contraintes horaires, moins « sérieux » que le karaté, et où je me sente bien à la fin (c’est-à-dire pas cassée en mille morceaux avec des bleus partout) : la course à pied répondait aux trois critères. Et me permettait aussi de me défouler et de produire des hormones du bonheurs et, après mes journées au travail, j’en avais bien besoin !

Donc, j’ai repris la course à pied depuis fin mai 2015. Contre toute attente, après une ou deux séances très difficiles (au bord du malaise en rentrant), mon niveau est vite revenu et j’ai vu des progrès assez impressionnants (oui, parfois, je m’impressionne moi-même – no comment ;)) ! Depuis trois mois (mais avec un ralentissement pendant les vacances où j’ai fait d’autres activités : canoë, randonnées, vélo), je cours trois fois par semaine. Deux fois le soir en rentrant du travail et une fois le week-end, le matin, avec mon chéri qui m’accompagne en général. 

Au départ, je faisais de l’endurance à chaque fois. Maintenant, mes progrès sont moins fulgurants et pour ne pas m’ennuyer, j’ai commencé depuis quelques semaines à mieux m’organiser : je fais une petite séance d’environ une demi heure en début de semaine d’endurance (dans un parc vallonné), une séance de fractionné au stade le plus proche (45 minutes maximum pour l’instant et sans cardio-fréquencemètre, juste avec les distances du stade… je débute!), et une séance plus longue le week-end (une heure pour le moment, que je vais essayer d’augmenter progressivement). Et ce rythme me convient bien ! Tant que les parcs sont ouverts et qu’il fait jour tard… je verrai comment ça se passera cet hiver.

Je m’étire (un peu) après chaque séance et j'ai commencé à rajouter une séance de renforcement musculaire et d’étirements doux dans la semaine pour compléter. J’ai souvent droit à un petit massage de récupération et ça fait du bien !

Franchement, courir me fait du bien au moral et physiquement, je me sens mieux, j’ai envie de manger mieux et je commence à voir vraiment que mon corps se raffermit. C’est toujours appréciable !

Honnêtement, je n’ai pas toujours la motivation mais je me force un coup et je ne regrette jamais ! Et... j'avoue.... je me motive avec l’équipement et les vêtements spécial running (même si mon portefeuille est moins fan de ce moyen de motivation) !

Avez-vous cédé à cette (bonne) tendance du running ? Un autre sport ?

Les photos de ce blog sont privées et non libres de droits.
Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

vendredi 4 septembre 2015

Moi après mois #août 2015


Paris sans les parisiens/Métro vide, on apprécie/De (trop) longues semaines au travail/Voir les photos de vacances sur Instagram et rêver d’y retourner aussi/Planifier ses prochains voyages/Un week-end à Lille/Reprendre le blog/Sérieusement ?/Battre ses records en running en amoureux/Apprendre à se servir d’un lecteur de microfiches d’un autre temps/Un demi de bière diluée à 7 €...check, malheureusement/Découvrir le Domaine de Saint-Cloud/Payer des impôts pour la première fois ou un nouveau pas dans la vie d’adulte/Des moments mélancoliques/Un grand ménage/Une soirée parfaite entre le Louvre et les falafels de la rue des rosiers/Des petits plats healthy/Mais aussi beaucoup de gourmandises lilloises, des glaces et quelques MnM’s/Des entrevues avec le directeur au travail et ça repart… doucement/Chercher un cadeau pour Monsieur Menthe-à-l’eau/Partager quelques piques-niques dans de jolis endroits/Alternance de grosse chaleur et de pluie diluvienne ou comment passer des bottines aux nus-pieds du jour au lendemain/Comme un air de rentrée/Jeu de piste dans l’immeuble à la recherche de l’origine d’une fuite d’eau/Retour à la bibliothèque après les vacances/Changer d’application running pour une bien plus méchante : passer de 12km/h à 5 km/h, c’est possible ?!/Apprendre plein de choses avec un super bouquin/Réfléchir à l’avenir…//

Les photos de ce blog sont privées et non libres de droits.
Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

mardi 1 septembre 2015

Belle du Seigneur, Albert Cohen

Il y a des livres qui, sans les avoir lu, impressionnent. J’ai toujours une petite appréhension, la sensation de me lancer dans un défi de longue haleine quand je commence un livre qui approche ou dépasse les mille pages (c’est symbolique). Je n’en ai d’ailleurs pas lu beaucoup.
Et pourtant, les quelques pavés que j’ai réussi à entamer ne m’ont jamais déçue. En l'occurrence, Belle du Seigneur fut un véritable coup de coeur et m’a beaucoup marquée. Je l’ai lu assez vite et je pense que c’est nécessaire pour ne pas se laisser dépasser par la longueur et, quelques fois malgré tout, les longueurs.
Ce roman n’a pas cessé de me surprendre. Je croyais lire une romance tendre et passionnée entre Solal et sa belle, mais j’ai été plus que désorientée dès le départ par ce que j’y ai réellement trouvé. Suspens, non ? (et si vous voulez lire ce livre avec des yeux aussi neufs que les miens et vous laissez surprendre comme je l’ai été, peut-être feriez-vous mieux d’arrêter votre lecture ici...).

Ma première surprise (je dirais presque déconvenue parce qu’au départ j’ai été un peu déçue... mais ce n’est que le temps d’accepter que je m’étais fait une fausse idée de ce roman) a été sur la teneur véritable de la relation entre Solal et Ariane, et ce depuis leur rencontre. Pas de romantisme, pas de tendresse. Cela dit, petit à petit, c’est vrai, on voit s’installer la passion, celle qui peut devenir possessive, violente.

Mais plus que d’amour, dans ce roman, j’ai été frappée par la place de l’amour-propre. A chaque page, on est confronté à des pensées égoïstes et/ou totalement égocentriques. De la part de chacun des personnages. C’est très dérangeant car cela nous met en face de nos propres manières de penser, mais comme il s’agit des autres, on remarque plus vite le côté négatif.

Cette vision du monde où des individus se côtoient, sans vraiment échanger, se fréquentent sans vraiment partager, aiment que les autres les aiment, est à la fois cruellement véridique parfois, mais aussi bien triste. Oui, j’ai trouvé triste de penser que chaque action, chaque parole ne vaut que par ce que les autres vont en penser. Pour moi, même si c’est rare, il est des sentiments, des mots et des gestes altruistes, entièrement désintéressés.

J’en parle négativement, mais toute la tension dramatique de l’ouvrage et de la relation de Solal et Ariane est là. C’est beau et cruel à la fois. Tout comme cette fin, presqu’incompréhensible mais, finalement, la seule qui aurait pu exister.

Toutefois, je dirais à partir du dernier tiers du roman, j’ai trouvé que des longueurs s’installaient, beaucoup de répétitions aussi. L’histoire stagne, on se retrouve piégé, comme les personnages principaux, dans cette histoire qui n’en finit pas. Il n’y a pas de nouveauté, pas d’aventure. C’est voulu, bien sûr, mais je pense que le lecteur pourrait s’épargner une centaine de pages de lassitude et comprendre aussi bien le propos de l’auteur. Toujours est-il que ce roman fait réfléchir, indéniablement. Je n’ai pas arrêté de partager mes impressions, au fil de ma lecture, avec Monsieur Menthe-à-l’eau et son frère qui était là. Ils doivent connaître les rebondissements par coeur : oui, j’étais tellement prise dans l’histoire qu’ils ont eu droit aux moindres détails !

A la découverte de cette œuvre, j’ai également été agréablement surprise par la galerie de personnages qui se déploie sous nos yeux. Presque tous aussi agaçants les uns que les autres et tous intéressants. On en s’ennuie pas et on comprend que, plus encore que l’amour de Solal et Ariane, ce livre est une étude critique de la vie en société. J’ai trouvé la description des relations de chacun et des pensées de chacun pleine de finesse. Par ailleurs, tous ces personnages permettent de mettre en avant le contexte historico-politique qui prend une dimension de plus en plus importante au fil des pages, et notamment l’antisémitisme qui va se faire destructeur.

Ma troisième surprise, et pas des moindre, à la lecture de ce roman, fut la découverte de la plume incroyablement original d’Albert Cohen. Et plutôt qu’originale, je devrais dire diversifiée. Les chapitres se suivent et ne se ressemblent pas. Le style est totalement différent : on passe d’une écriture classique, à des dialogues grandiloquents, à des monologues au discours indirect libre (d’un personnage, puis d’un autre), à de la poésie presque en vers, etc. C’est vraiment déroutant, parfois un peu compliqué mais surtout passionnant. Cette écriture sans cesse renouvelée est l’une des clés du roman qui fait que l’on ne voit pas (vraiment) passer ces mille et quelques pages. Une réussite selon moi !

Pour conclure, et parce que j’ai déjà l’impression d’en avoir beaucoup trop dit, Belle du Seigneur est un livre magnifique. Je le conseille absolument. Mais j’émettrais une réserve : je pense que c’est encore mieux si l’on n’est pas trop jeune et que l’on a déjà eu une expérience du couple et même de l’amour. Je pense que les impressions de lecture en sont décuplées par la résonance que cela crée en nous.

L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensez ? Un avis un peu plus négatif ? Ou emballé aussi ? Lisez-vous de gros pavés ? Pourquoi, pourquoi non ? A très vite !

Les photos de ce blog sont privées et non libres de droits.
Merci de ne pas les utiliser sans mon autorisation.